L’enseignement et ses objectifs

Fondamentalement novateur, notre enseignement ostéo-biomécanique s’appuie sur les dernières données scientifiques de la neurologie et sur une connaissance approfondie de l’anatomie, de la biomécanique et de la physiologie.

Les objectifs du cetm

 

L’enseignement du CETM est le fruit de 35 ans de recherche et d’enseignement. En réalisant une véritable synthèse des différents courants de la Thérapie Manuelle, il a pour objectif de vous permettre :

  • D’acquérir une connaissance anatomique, biomécanique et physio-pathologique approfondie et des repères palpatoires précis
  • De développer un protocole palpatoire fiable tant dans l’interprétation du palpé tissulaire que dans l’évaluation des mouvements mineurs physiologiques articulaires spécifiques à chaque articulation
  • D’appliquer avec douceur, justesse et efficacité, un large panel de procédés correctifs ostéo-articulaires et myo-fasciaux adaptés aux différentes dysfonctions neuro-musculaires en cause dans les restrictions de mobilité et les douleurs articulaires
  • De dispenser, en toute sécurité pour le patient, une expertise clinique et une démarche thérapeutique efficientes qui s’appuient sur les dernières avancées scientifiques relatives à la Thérapie Manuelle neuro-musculo-squelettique et à la physiologie des fascias

Notre pédagogie est axée sur le développement des capacités sensorielles du praticien et l’acquisition d’un positionnement thérapeutique adapté aux différentes techniques de palpations et de corrections

Un enseignement biomécanique approfondi

 

Pour comprendre les différents mécanismes de la Thérapie Manuelle enseignés au CETM, il est important de définir préalablement la notion de dysfonction ostéo-articulaire, également dénommée microblocage.

Une dysfonction ostéo-articulaire est une restriction de mobilité qui affecte les mouvements mineurs physiologiques, autrement dits, les possibilités de glissement des surfaces articulaires entre elles. Un microblocage survient lorsqu’un muscle reste contracté en position de repos sous l’action d’un arc réflexe pathologique auto-entretenu. Le raccourcissement du muscle contracté décentre l’os dans sa direction et restreint ou interdit tout glissement des surfaces articulaires dans le sens opposé. Nous nous trouvons en présence d’un muscle agoniste contracté en raccourcissement d’un côté et d’un muscle antagoniste spasmé en étirement de l’autre.

L’étude de l’anatomie et de la biomécanique telle qu’elle est approfondie dans notre enseignement est fondamentale pour analyser et traiter l’ensemble des mouvements mineurs physiologiques spécifiques à chaque articulation.

Le procédé correctif mis en place doit contribuer à libérer l’arc réflexe pathologique pour rétablir l’équilibre tensionnel de part et d’autre de l’os microbloqué et restaurer ainsi les possibilités de mouvements mineurs physiologiques dans les différents plans de l’articulation.
Nous utilisons en Thérapie manuelle deux propriétés spécifiques aux neuro-récepteurs pour les stimuler et déclencher les procédés correctifs des dysfonctions ostéo-articulaires et myo-fasciales dans lesquels ils sont impliqués :

  • Leur sensibilité à la pression utilisée notamment dans le traitement des points Trigger
  • Leur réactivité au degré d’étirement, de raccourcissement ou de contraction des tissus mous (muscles, ligaments, fascias) par des mobilisations ciblées

Des procédés correctifs élargis

 

Les travaux réalisés dans le cadre du CETM ont démontré l’importance d’adapter le procédé correctif à la nature des arcs réflexes impliqués dans les dysfonctions ostéo-articulaires.
C’est la raison pour laquelle l’équipe pédagogique du CETM a développé des procédés correctifs novateurs en complément des techniques traditionnelles pour répondre à chaque dysfonction par un procédé adapté.

Nous pouvons classiquement regrouper les techniques de Thérapie manuelle à orientation ostéopathique en 4 catégories : structurelles, fonctionnelles, tissulaires et myo-fasciales auxquelles se surajoutent les procédés neuro-tissulaires du CETM.

Les Techniques ostéo-articulaires

Les techniques ostéo-articulaires utilisent les os comme bras de levier pour étirer ou raccourcir les muscles afin de déclencher un réflexe correcteur et une réinitialisation des neuro-récepteurs à l’origine de la contracture musculaire.

  • Les Techniques fonctionnelles s’effectuent en conduisant l’os au maximum de l’amplitude physiologique dans le sens du glissement resté libre, pour étirer les muscles antagonistes et relâcher les agonistes, en demandant au patient en fin de mouvement de maintenir une apnée dans le temps inspiratoire ou expiratoire qui contribue au relâchement du muscle contracté.
  • Les Techniques structurelles à l’inverse, mobilisent l’os dans le sens de la restriction contre la contracture musculaire afin de l’étirer au maximum et de détendre les muscles antagonistes. La correction s’effectue alors soit par Thrust (poussée brève de courte amplitude), soit par un protocole de contracté-relâché (technique myotensive).
  • Les Techniques tissulaires consistent, en se laissant guider par les tensions tissulaires, à placer les tissus de part et d’autre de l’articulation en position d’équilibration tensionnelle. L’objectif, là encore, est de modifier l’état de tension appliqué sur les neuro-récepteurs pour les réinitialiser et déclencher l’inhibition musculaire appropriée.

Les Techniques myo-fasciales

Les techniques myo-fasciales agissent directement sur les tensions des muscles et des fascias en prenant en compte les chaines musculaires. Elles reposent sur des pressions appliquées au niveau de points de tensions tissulaires réflexes et sur des mises en position de détente ou d’étirement des tissus mous propices à la levée des arcs réflexes pathologiques responsables des contractures et tensions myo-fasciales

Les Techniques neuro-tissulaires

Les techniques neuro-tissulaires associent conjointement aux corrections ostéo-articulaires et myo-fasciales la stimulation de points de tension tissulaires réflexes à l’aide de pressions punctiformes.
L’emplacement et le nombre de points impliqués dans une dysfonction ostéo-articulaire permettent de définir le procédé correctif indiqué et de renforcer son efficacité en déclenchant l’arc réflexe correcteur approprié.
Les études menées à ce sujet nous ont montré que pour être efficace et éviter les récidives, le procédé correctif utilisé doit être adapté à la nature de la dysfonction neuro-musculaire ou neuro-végétative en cause. La multiplicité des techniques en Thérapie manuelle n’a pas pour vocation de répondre aux affinités du thérapeute mais aux besoins du patient.
Les techniques structurelles ou fonctionnelles ne peuvent résoudre à elles seules l’intégralité des dysfonctions ostéo-articulaires d’un patient. La complémentarité des techniques est fondamentale pour parvenir à un équilibre optimal et résoudre la pathologie, quelque soit le type d’arc réflexe à l’origine des restrictions et des douleurs articulaires, ou des dysfonctions viscérales à traiter.
C’est la finalité que nous vous proposons d’acquérir par cette richesse de procédés correctifs, caractéristique fondamentale de notre enseignement.

Nos formations

Formation intégrale
Fonctionnelle + Structurelle

13 séminaires répartis sur 2 ans

Formation complète regroupant les cursus de Thérapie Manuelle fonctionnelle et structurelle appliquées à l’ensemble de l’appareil locomoteur.

Thérapie Manuelle Fonctionnelle

12 séminaires répartis sur 2 ans

Cursus consacré à l'étude approfondie de la Biomécanique ostéo-articulaire et à l'acquisition des bilans palpatoires et techniques de Thérapie Manuelle fonctionnelle, tissulaire et neuro-tissulaire

Thérapie Manuelle Structurelle

10 séminaires répartis sur 18 mois

Cursus consacré à l'enseignement des techniques structurelles à base de Thrust réalisé dans le respect de la physiologie articulaire et à l'acquisition des techniques myotensives

Formations spécifiques

Thérapie manuelle crânienne :
6 séminaires répartis sur 18 mois

Thérapie manuelle viscérale :
5 séminaires répartis sur 18 mois

Énergétique chinoise :
7 séminaires répartis sur 15 mois